Quelles méthodes pour aider mon enfant à mieux dormir

Quelles méthodes pour aider mon enfant à mieux dormir ?

Des études montrent que des problèmes de sommeil surviennent chez 25% à 50% des enfants. Il est encore trop souvent recommandé de laisser votre enfant pleurer jusqu’à ce qu’il s’endorme… En tant que mère, je sais à quel point il est déchirant d’entendre votre enfant pleurer, inconsolable. Est-ce la meilleure méthode ? Quelles sont les autres options ?

Dans cet article, j’aborderai les principales méthodes qui existent, ce que dit la science, et vous parlerai de la méthode que j’utilise et recommande.

Quelles méthodes sont utilisées pour les troubles du sommeil ?

En général, toutes les méthodes de sommeil peuvent être divisées en trois grandes catégories. Vous avez probablement déjà cherché de nombreuses informations sur différentes techniques et les avez lues ou même essayées. Ces techniques appartiennent généralement à l’une des trois catégories ci-dessous.

1: Laisser pleurer votre bébé : extinction (cry it out en anglais)

En principe, avec cette méthode, vous mettez votre enfant au lit à une certaine heure, et ensuite vous fermez la porte et ne sortez votre enfant du lit que le lendemain matin. Peu importe combien de temps votre bébé pleure, vous ne retournerez pas dans sa chambre. Si l’enfant pleure pendant la nuit, appelle à l’aide ou se met en colère, les parents ne répondent pas à l’enfant. C’est techniquement une méthode « facile ». Cependant, elle génère beaucoup de stress chez les parents et les enfants, voir des traumatismes pour l’enfant.

2: Laisser votre bébé pleurer de manière contrôlée : extinction graduelle

Il s’agit d’une variante de la méthode ci-dessus. Elle est également connue sous le nom de méthode Chrono-dodo ou Méthode 5-10-15. Le principe consiste à mettre votre enfant dans son lit, ignorer ses pleurs et crises de colère, puis à entrer brièvement dans la chambre à des intervalles déterminées pour « vérifier » votre enfant. Le temps qui s’écoule entre deux « contrôles » dépend de l’âge et du tempérament de l’enfant, ainsi que de la capacité des parents à tolérer les pleurs de leur enfant. Un « contrôle » prend environ 15 secondes à une minute et vous établissez alors le moins de contact possible avec votre enfant, de sorte que le comportement de recherche d’attention ne soit pas récompensé et que le comportement problématique ne soit pas renforcé.

3: Méthode réactive : ne pas laisser pleurer votre bébé, et au contraire répondre à ses besoins

Cette méthode repose sur deux grands principes : ne pas laisser pleurer longtemps votre enfant seul et être présent pour le rassurer physiquement et verbalement. Vous restez avec votre enfant jusqu’à ce qu’il dorme et vous répondez à ses besoins. Peu à peu, votre enfant aura besoin de moins d’aide et vous prendrez plus de distance. Il s’agit d’une méthode douce dont le but est de minimiser les larmes, la frustration et le stress et de promouvoir le lien entre les parents et l’enfant. Cette méthode est largement utilisée par les Gentle Sleep Coaches.

Que dit la science ?

Les études montrent que les trois méthodes ci-dessus sont efficaces tant que les parents appliquent avec consistance la technique choisie. En ce qui concerne la méthode d’extinction, l’application de la technique présente des inconvénients. Les parents peuvent trouver très difficile de laisser pleurer leur enfant et finissent alors par « craquer » et aller voir leur enfant. Ce dernier saura alors que la prochaine fois, en pleurant longtemps, il fera revenir les parents. L’intervention demande beaucoup de persévérance de la part des parents. Cette méthode n’est pas recommandée en cas de problèmes psychologiques chez les parents, ni chez les enfants adoptés ni plus généralement chez les enfants qui présentent une anxiété de séparation avec les parents. Enfin, des études scientifiques ont montré que laisser pleurer votre bébé (notamment de moins de 6 mois) a des effets indésirables sur son développement.

Pleurer a un effet négatif sur l’attachement entre le parent et l’enfant

Ne pas répondre à votre bébé peut nuire au développement d’un bon attachement entre lui et vous. Pendant les premiers mois de sa vie, votre bébé ne pleure pas parce qu’il veut de l’attention, mais parce que quelque chose ne va pas. Il a faim, est fatigué ou il souffre. Si vous, en tant que parents, réagissez avec sensibilité aux pleurs, vous donnerez à votre bébé le sentiment qu’il peut toujours compter sur vous. Cela favorise un lien de confiance de l’enfant vers les parents. Ce lien est la base d’une bonne santé mentale à l’âge adulte.

Pleurer longtemps provoque du stress

Laisser votre bébé pleurer pendant une longue période (au moins 20 minutes) conduit à la production de l’hormone cortisol (hormone du stress). Diverses études ont montré que les bébés qui s’endorment en pleurant seuls ont des niveaux de cortisol élevés dans leur sang. Lorsque les bébés naissent, ils n’ont que 25% de leur capacité cérébrale finale. Des niveaux de cortisol élevés peuvent affecter le développement de divers systèmes de neurotransmetteurs dans le cerveau. Trop de stress peut donc être néfaste sur le long terme. Répondre avec sensibilité à votre bébé a un effet positif sur le taux de cortisol dans le sang de votre bébé.

Les bébés ne peuvent pas se réguler (se réconforter) eux-mêmes

L’autorégulation ne se développe que vers l’âge de 6 mois. Avant cela, les bébés dépendent de leurs parents pour ce développement. Les bébés ont généralement besoin de leurs parents lorsqu’ils sont stressés, anxieux ou tristes. Lorsque les parents répondent de manière appropriée aux besoins de leur bébé, ce dernier développe les compétences d’autorégulation.

Ma préférence

Vous l’aurez compris, chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Suivre son intuition, c’est la chose la plus importante ! Vous devez être à l’aise avec la méthode retenue.

Par expérience, je sais comme il difficile et stressant de laisser pleurer son enfant. Personnellement, je suis convaincue que vous n’êtes pas obligé(e) de laisser votre enfant pleurer inutilement et que vous pouvez l’aider à apprendre à dormir en douceur et sans stress.

Indépendamment de toutes les méthodes, je chercherai toujours des solutions pour mes clients qui correspondent à leurs souhaits, à leur style parental, à leurs valeurs et qui répondent aux besoins biologiques de l’enfant.

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